jeudi 22 octobre 2020

Réforme du bac : la bonne cette fois ?

En 1808, il y aura bientôt 210 ans, la création du baccalauréat fait figure d’acte politique majeur. Napoléon rétablit les universités de l’Ancien Régime que la Révolution avait supprimées et crée au passage des facultés nouvelles.
L’empereur recrée dans la foulée un examen qui sanctionne le passage du lycée à l’université sur décombres de l’antique "maîtrise d’arts".
Le baccalauréat est né ainsi porté par le vent des réformes que le Premier Empire voulait faire souffler sur l’ensemble d’une société française alors à l’orée de la révolution industrielle du XIXe siècle.
Politiquement, "le bac" est donc tout sauf neutre. Il est le symbole du laxisme et de l’égalitarisme prêtes à la gauche, de l’élitisme supposé de la droite. Comme désormais on transcende officiellement ces clivages plus anciens encore que le baccalauréat, l’ascenseur républicain devrait compléter la sélection méritocratique.
Il faut se rendre définitivement à l’évidence. Le baccalauréat actuel, à bout de souffle, a vécu. Même si on se plaît à l’encenser (rarement) ou à le déglinguer (souvent), même si la lecture des résultats dans les cours de lycées suscite toujours autant de larmes, de cris de victoire et de soupirs de soulagement, même si chaque année les chiffres sont disséqués, les autorités se précipitant sur les courbes favorables pour en tirer des conclusions encourageantes en même temps que d’heureux présages, le baccalauréat s’use résolument.
Ce sésame plus que bicentenaire, symbole de réussite et de commencement glorieux, d’émancipation aussi, va-t-il résister au souffle de changement dont le pouvoir actuel veut faire sa marque ? Il semble que oui.
Dans son discours de politique générale suivi du vote de confiance, le Premier Ministre Edouard Philippe s’est attardé sur le baccalauréat. Mardi dernier, devant les députés, le chef du gouvernement s’est engagé à le réformer et a proposé quelques pistes. Peut-être que cette fois ce serpent de mer de l’éducation sortira de l’eau et enfantera une vraie nouveauté ?

Thierry Durigneux - Le Quotidien / p.3

Didier Robert et les députés de l’union de droite reçus par la ministre des outre-mers

Le Sénateur, et président de Région Didier Robert a rencontré ce mardi, rue Oudinot, la Ministre des Outre-mer, Annick Girardin accompagné des trois députés de la plate-forme de l’Union nouvellement élus : Nathalie Bassire, députée de la 3ème circonscription, Nadia Ramassamy, députée de la 6ème circonscription et David Lorion, député de la 4ème circonscription.

Le Président a tenu, à l’occasion de cet entretien, à réaffirmer la nécessité d’une véritable cohérence des politiques publiques entre l’État et les collectivités locales, en particulier Région et Département, cela au nom de l’intérêt général, celui de l’ensemble des Réunionnais. La Région porte en effet aujourd’hui un projet de territoire, un Nouveau Modèle Économique, partagé avec les chambres consulaires, avec les acteurs économiques, un projet validé par les Réunionnais en 2010 et en 2015.

Didier ROBERT et les parlementaires ont tenu à rappeler que c’est bien ce programme de développement qui avait largement contribué aux bons résultats de l’économie réunionnaise : croissance de 3 % depuis 3 ans, baisse du taux de chômage depuis 2010 qui est passé de 29 % à 22,4% en 2016. L’objectif est évidemment de conforter et d’améliorer encore cette dynamique, à la fois sur la politique des grands chantiers et sur l’accompagnement des entreprises.

Le Président de la Région a rappelé la nécessité pour le Gouvernement de venir en appui sur tous ces sujets, en particulier sur la question de la fiscalité et des charges sociales des entreprises.
Les élus ont également insisté auprès de la Ministre pour que des décisions concrètes soient prises pour plus de justice sociale, faisant référence notamment à la politique du logement et au retour attendu de l’État pour le financement de la continuité territoriale.

La question de la place et du rôle des collectivités locales dans les actions de coopération régionale a aussi été abordée. Les élus ont insisté sur le fait que, dans le cadre de l’expérimentation, Région et Département, dans leurs domaines de compétence respectifs, puissent à l’avenir bénéficier d’une plus grande autonomie de gestion dans leurs relations avec les Îles et pays de l’océan Indien.
Cette proposition vaut en particulier pour l’accompagnement des entreprises à l’international.

De manière unanime, le Président de la Région et les députés de la plate-forme de l’Union ont encore instamment demandé à la ministre d’intervenir dans le dossier Canne-Sucre avec le Département et la Région qui se sont déjà engagés depuis plusieurs semaines maintenant.
L’objectif doit clairement être celui de ramener les industriels à la négociation pour que la coupe puisse enfin démarrer.

Didier ROBERT a enfin confirmé que la Région entendait clairement prendre toute sa place dans le cadre des assises souhaitées par le Président de la République, sur la base du projet Réunionnais de développement. Celles-ci devraient se tenir au mois de novembre à La Réunion.

Le Président de Région a demandé que les élus et les acteurs locaux soient naturellement associés en amont et que les axes d’ores et déjà identifiés et engagés soient réellement pris en compte pour respecter le travail et les contributions importantes qui existent déjà.

21,28 de moyenne et un double bac en poche !

À 17 ans, Chloé Tossem décroche la meilleure moyenne de l’académie. Et quelle moyenne : 21,28, sauf erreur, le record historique de l’académie. En bac S au lycée Evariste-de-Parny de Saint-Paul, la jeune bachelière ne s’attendait pas à une telle note. "J’ai encore du mal à le croire. Toute l’année j’avais de très bonnes notes entre 17 et 18 de moyenne, je visais la mention très bien mais je ne pensais pas avoir autant !", s’exclame-t-elle encore émue.

Des résultats d’autant plus admirables que Chloé a obtenu un double bac, français et espagnol. Passionnée de langue, elle a fait le choix, à la fin de sa troisième, de s’orienter vers un Bachibac. Au programme, donc, des matières entièrement délivrées en espagnol et davantage d’heures de pratique. Originaire de Saint-Louis, la jeune fille a dû passer trois ans en internat pour suivre ce cursus délivré uniquement dans deux établissements de l’île.

Très rigoureuse, Chloé attache depuis son enfance une grande importance à sa scolarité. "Ma mère m’encourage beaucoup mais elle ne m’a jamais mis la pression pour que j’excelle. Ils ont plus confiance en moi que moi. Je me suis mis la pression toute seule mais ça a été payant", déclare la lycéenne.

Le bac scientifique en poche, la meilleure élève de l’île retourne vers son premier amour : la littérature. "J’ai adoré la philo cette année, c’est ce qui m’a donné envie de continuer dans les lettres." Un projet qu’elle entend réaliser en prépa littéraire à Lyon pour ensuite devenir professeur de philo ou traductrice.

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