jeudi 06 août 2020

Le déchirement, c’est maintenant

Fillon « tient bon ». Marseillaise en rangs serrés, drapeaux français qui s’agitent, des milliers de militants qui bravent la pluie : la démonstration d’hier du Trocadéro n’a eu qu’un message. Malgré les défections de beaucoup d’élus qui l’ont lâché et d’une partie de son staff qui a jugé que ce n’était « plus tenable », François Fillon a rassemblé ses électeurs. La manifestation n’a pas été un flop. La mobilisation a réussi. Les images de cette « foule immense », selon lui, passées en boucle sur les chaînes d’infos ont dû faire chaud au cœur du vainqueur des primaires.

Mais ce succès populaire n’est-il pas une victoire en trompe l’œil ? L’ancien Premier ministre semble avant tout chercher à rester la tête hors de l’eau, et tenir jusqu’au dépôt officiel de sa candidature. C’est pourquoi François Fillon a modéré ses propos sur la justice et « la chasse à l’homme » dont il serait victime. En présentant ses excuses et en reconnaissant sa « faute », il a voulu faire taire tous ceux qui le voient comme un candidat trop narcissique, revanchard, atteint d’ivresse des cimes, ou enfermé dans son bunker.
Le « forcené de la Sarthe », comme l’a baptisé Libération continue de croire que son socle d’électeurs de la primaire en fait toujours le meilleur candidat. Mais dans son propre camp, ils deviennent très nombreux ceux qui considèrent que l’élection est ingagnable. Que les mauvais sondages ne peuvent pas être déchirés.
De moins en moins taiseux et résignés ceux qui ne supportent pas de voir celui qui a travaillé durant des années son image d’homme d’État, capable d’assumer les plus hautes responsabilités, attaquer avec virulence et des accents populistes l’une des institutions, la justice, dont le président de la République est censé être le garant.

Jérôme Talpin - Le Journal de l’île / p.3

Un entêtement fatal ?

Il aurait pu passer un dimanche à la campagne en famille et fêter ses 63 ans en toute intimité. François Fillon devra attendre l’année prochaine.
Hier, le candidat à la présidentielle aura focalisé toutes les attentions. Pas seulement celle de ses partisans ou de ses anciens amis nombreux à avoir quitté le navire cette semaine mais les Français de tout bord politique.
Les inconditionnels auront accompagné leur leader et pris place sous la pluie place du Trocadéro en scandant des salves d’encouragement. Ses opposants, auront eux aussi été sur le qui-vive. Tous attendaient une annonce. Et les suppositions de négociations d’une sortie dans la dignité allaient déjà bon train.
Sur la place du Trocadéro, devant 200 000 militants selon le comptage pro-Fillon et 50 000 personnes selon la police, François Fillon a d’emblée déclaré qu’il ne baisserait pas les bras engageant ses militants à ne pas se laisser dicter leur choix. Puis, pour la première fois, l’ancien premier ministre a présenté ses excuses, reconnaissant sur le plan moral une erreur mais pas d’acte pénalement répréhensible concernant l’emploi de sa femme pour lequel il devrait être mis en examen dans les prochains jours.

Bernadette Loubier - Le Quotidien / p.3

Toto Total : demandez le programme !

Rendez-vous culturel incontournable des enfants, Toto Total revient avec une nouvelle programmation riche en spectacles et animations. Ça se passe du 7 au 16 mars au Téat Champ Fleuri à Saint-Denis.

Conforté par le Trocadéro, Fillon refuse de céder, Juppé parlera lundi

S’estimant conforté par le rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de ses partisans au Trocadéro, François Fillon a exclu, malgré les pressions de son camp, de se retirer au profit d’Alain Juppé, qui réagira lundi matin lors d’une déclaration à la presse.
"Personne ne peut aujourd’hui m’empêcher d’être candidat", a affirmé sur France 2 François Fillon, quelques heures après ce rassemblement parisien. A la question "Allez-vous retirer oui ou non votre candidature ?", le candidat de la droite a répliqué : "Ma réponse est non".
Le journaliste insiste : "Jamais ?" François Fillon répond : "La réponse est non. Et surtout je ne vois pas de raison de le faire".
"Je ne suis pas jusqu’au boutiste, pas enfermé dans une certitude mais il y a une chose que je constate c’est qu’il n’y a pas d’alternative", a encore affirmé le candidat, convoqué le 15 mars pour une mise en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme Penelope et de deux de ses enfants.
Interrogé sur les pressions pour faire émerger une candidature d’Alain Juppé, il a jugé que "cette candidature ne correspond pas à (son) programme politique, au choix des électeurs de la droite et du centre".
A peine avait-il fini de parler qu’Alain Juppé annonçait sur Twitter qu’il ferait lundi à 10H30 une déclaration à la presse. Une déclaration qu’il fera à Bordeaux, à quelques heures de la réunion du comité politique des Républicains, prévu à 18 heures.

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Un hôtel qui perd de sa superbe

Saint-Philippe. La SCI “Le Superbe” qui gère la construction de l’hôtel 5 étoiles, LUX* Sud Sauvage à Saint-Philippe, vient de se séparer de son architecte. Si en interne, ce différend n’empêche en rien la poursuite des travaux, une autre affaire pourrait avoir des conséquences : une enquête est en cours du chef de blanchiment en France et de fraude fiscale en Chine.
"On ne peut pas se permettre d’arrêter le chantier. Notre objectif est une ouverture en fin d’année. On a certes pris du retard, mais on va se donner les moyens pour terminer.” Albert Jiang, directeur au sein de la SCI Le Superbe qui gère la construction de l’hôtel 5 étoiles, LUX* Sud Sauvage à Saint-Philippe vit ce qu’on appelle un mauvais moment. Mais le responsable n’hésite pas à s’exprimer au sujet de deux affaires qui touchent la construction de cet établissement de luxe. D’une part, en interne, son maître d’œuvre, l’agence d’architecture Coste vient d’être “remerciée” .

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