lundi 10 août 2020

Appels de détresse

Le 29 décembre Naomi Musenga a pris son téléphone et a composé 15.
La jeune femme malade, a soufflé à son interlocutrice du Samu de Strasbourg, " j’ai très mal, je vais mourir".
Mais à l’autre bout du fil ce n’est pas une oreille attentive qui l’a écoutée.
C’est une autre femme, pourtant une professionnelle aguerrie, qui lui a répondu sur un ton moqueur, balayant d’un revers sa souffrance pour lui intimer d’appeler SOS médecins. Naomie est morte, quelques heures plus tard à l’hôpital. Elle avait 22 ans.

Depuis que cette affaire a été révélée, les réactions d’indignations voire de colère n’ont eu de cesse de fleurir sur les réseaux sociaux et les médias.
Le Samu de Strasbourg a même dû être placé sous protection n’empêchant pas les imbéciles d’abreuver le service de coups de fil d’insultes.
Des enquêtes sont ouvertes, administratives et judiciaires, la ministre de la Santé, est montée au créneau souhaitant toute la lumière sur cette triste affaire.

Chez nous, il y a quelques jours à peine, c’est la maman de Vanina Galais qui a appelé a trois reprises dit-elle les forces de l’ordre estimant sa fille en grand danger. Les gendarmes ne se déplaceront au final que trop tardivement selon elle, la jeune étudiante en médecine ayant succombé, massacrée par Ridaï-Mdallah Mari. Elle avait 19 ans.