lundi 26 octobre 2020

L’immigration vue de l’autre rive

Quoi ? Encore Mayotte ? Encore les Comores ? Oui, il faut reparler de nos voisins même si la crise qui a secoué l’île aux parfums en mars semble déjà lointaine.
L’écoute de l’Etat, la nomination d’une délégué du gouvernement à Mayotte en la personne de Dominique Sorain, ancien préfet de la Réunion, les premières mesures nées de l’affirmation de l’autorité publique autant que du dialogue constructif avec les représentants de la population, sont autant de pas dans la bonne direction.

Mais la voie du rattrapage, celle du développement économique, de la résolution de la délinquance et de l’insécurité, cet ensemble d’impératifs désigne en même temps des horizons lointains.

Quant à nous qui avons suivi de plus près la crise majorais dans ses aspects les plus fors, c’est aussi le projet d’aller voir de l’autre côté qui nous a motivés.

Puisque d’une part importante du problème de Mayotte relève de l’immigration comorienne, et singulièrement anjouanaise, il fallait aller fouler le sol d’Anjouan, justement. Aller sur l’autre scène de ce drame humain, sur la rive anjouanaise, là d’où partent tous les deux ou trois jours, des candidats à l’eldorado mahorais, entassés sur des kwassa-kwassa.