lundi 26 octobre 2020

Les marcheurs et les somnambules

En ordre de marche pour les élections européennes : il était difficile hier, de ne pas voir se profiler la République en Marche derrière Emmanuel Macron, au pupitre du parlement européen réuni à Strasbourg.
Invité par les eurodéputés, le président de la République a prononcé un discours à réveiller l’Europe. Des propos vibrants destinés à secouer une démocratie européenne qui vacille sur ses fondations.

Du moins, tel est l’objectif de celui qui a exprimé "l’urgence qu’il y a à agir dans un contexte difficile au sein de l’Union Européenne mais aussi à l’extérieur tout en louchant sans doute sur les prochaines échéances électorales à fort enjeu politique national.
Au moment où l’hôte de l’Élysée appelait à construire "une nouvelle souveraineté européenne", les Marcheurs lançaient : "les consultations citoyennes" qu’il a appelées de ses voeux dans toute l’Europe pour demander aux populations leur désir d’avenir, comme aurait dit Ségolène Royal.

Le peuple ou les peuples, il en fut beaucoup question pour relancer la machine communautaire. Dans une formule qui restera, Macron a affirmé que " face à l’autoritarisme, la réponse n’est pas la démocratie autoritaire mais l’autorité de la démocratie", l’euroscepticisme confinant de plus en plus à une baisse de régime démocratique, en Hongrie et en Pologne notamment.