vendredi 30 octobre 2020

Les Jolies phrases ne font pas l’économie

Le chemin vers l’emploi est décidément bien caillouteux et sinueux. Surtout sur nos territoires, particulièrement fragilisés par ces handicaps structurels contre lesquels les pouvoirs publics nous appellent à faire preuve d’ambition et de créativité.
Voilà une longue série de décennies que l’on marche, cahin-caha, sur deux jambes inégales : l’économie assistée et l’économie réelle.

Qu’on lâche la première ( ou qu’elle nous abandonne à notre sort) et il n’est pas sûr que les Outre-mer auraient les moyens de sortir de la paupérisation et des multiples décrochages que l’on connaît dans nos contrées vis-à-vis de la métropole.

On nous recommande chaudement, à coup de grandes phrases, de prendre notre destin en main, de faire fructifier nos atouts, et de développer nos richesses. L’autonomie énergétique régresse, voilà qu’en haut lieu on estime que la transition énergétique coûte trop chère, le tourisme se développe à condition d’y investir des fonds publics importants.
Quant à la nouvelle économie, elle tourne autour de Lagos et de Start-up fortement préoccupés par leur financement.
Faut-il aussi entonner le chant des sirènes de l’économie bleue ?
C’est à cette forme d’impuissance que la réponse de la ministre des outre-mer faite à Nadia Ramassamy, nous a renvoyé. La députée, présidente de l’intergroupe parlementaire à l’Assemblée Nationale, se faisait porte-voix des petites entreprises.