mardi 24 novembre 2020

Super Préfet ou Gérard Majax ?

Au moment où, à Paris, la ministre des outre-mer avançait ses engagements pour Mayotte, comme des pions sur un échiquier bien encombré, quatorze maires majorais rencontraient le Collectif, l’intersyndicale et le patronat dans l’hémicycle du Conseil Départemental.
Une grosse semaine après que les manifestants eurent sorti manu militari des élus départementaux aux cris de "traîtres !".
Dans une crise telle que celle que traverse l’île aux parfums, il faut savoir tourner des pages. Et retrouver le chemin de l’union qui, seule peut permettre de sortir "la tête haute" d’un tel bras-de-fer.

"Oublions les paroles blessantes" a sagement recommandé Saïd Omar Oïli, président de l’association des maires.
L’heure, semble-t-il est ainsi venue de fermer le dossier barrages pour se retrouver sur l’essentiel, les revendications d’un développement économique réel, la lutte contre l’insécurité, "le bien-être de la population" a ajouté la présidente du Medef.
Il est un peu tôt pour se réjouir des apparences d’une union sacrée. L’idée même de plate-forme commune est malmenée par la volonté de certains de ne commencer à négocier que dans les conditions favorables d’un rapport de force avec l’État, qui leur serait favorable.