samedi 31 octobre 2020

Cernés par la haine

" Hey l’maire ! Nique sa mère le maire, fils de pute". Les amoureux du cinéma auront reconnu une des répliques du film la Haine de Mathieu Kassovitz.
On aime ou pas mais une chose est sûre, cette oeuvre n’a pas pris une ride même les dialogues, qui avaient fait scandale en 1995, paraissent aujourd’hui assez mièvres comparés, par exemple aux propos abjects tenus sur Twitter par Stéphane Poussier.

Ce militant sorti de la France insoumise manu militari à la suite de son tweet s’était en effet réjoui du meurtre du lieutenant-colonel Beltrame lors de l’attaque djihadiste de Trèbes. " À chaque fois qu’un gendarme se fait buter et c’est pas tous les jours, je pense à mon ami Rémi Fraisse (jeune militant écologiste mort sur le barrage de Siens des suites d’un tir de gendarmes), là c’est un colonel, quel pied ! Accessoirement, un électeur de Macron en moins."

Il nous répugne de noter mot à mot le délire incroyablement violent de cet individu, naguère candidat à des élections législatives en métropole. Des comme lui, malheureusement, il y en a des légions. Des snipers de l’appel au meurtre, des anonymes du lynchage puissamment aidés par les réseaux sociaux, planqués derrière leur certitudes ou leurs croyances en des paradis virtuels que l’accomplissement de hauts faits d’armes anti-flics, anti-juifs pour les uns anti-arabes pour les autres leur permettrait d"atteindre en direct.