mercredi 05 août 2020

Les girouettes livrent bataille

En prélude à la tempête Dumazile, c’est une petite rafale Wauquier qui a soufflé sur La Réunion de droite. Le jeune président des Républicains, en visite sur l’île samedi et dimanche, semble moins que jamais disposé à suivre les conseils que lui aurait prodigués un expert de la politique, l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, loin de mollir dans la provoc, en rajoute plutôt au prétexte de parler vrai, la formule rappelons-le, relevant du copyright de Michel Rocard.

On en perdrait notre latin si l’on oubliait l’objectif vital que Laurent Wauquier doit atteindre : la reconquête du pouvoir. Oublier la déroute nationale de la dernière élection présidentielle passe par un succès aux prochaines élections municipales, notamment.
Dans cette optique, il est grand temps de se mettre en ordre de bataille, de compter les troupes et de les mobiliser. De la politique tout ce qu’il y a de plus commun.
De ce point de vue, le millier de sympathisants rassemblé, sans convois organisé de bus, au domaine de mon Caprice samedi soir, constitue un test plutôt positif. Surtout si, comme l’a dit la puissance invitante de Michel Fontaine, la droite doit aux militants d’avoir gagné les deux derniers scrutins locaux majeurs, régional et départemental.

La radiographie présentée par le marie de Saint-Pierre n’a cependant pas révélé la force de l’alliance. La plate-forme de la droite et du centre, véritable tremplin vers le succès électoraux de Didier Robert et de Nassimah Dindar n’a pas résisté à la bourrasque des ego. Et c’est peu dire de l’image des girouettes agitée par Laurent Wauquier, non seulement cible un certain Didier Robert mais creuse un peu plus le fossé plein d’épines qui sépare désormais les Républicains 974 d’un demi-marcheur aspirant officiellement au renouvellement du paysage politique.