mercredi 12 août 2020

Rêves brisés et économies incertaines

Est-ce un flop La manie organisée hier pour protester contre la suppression de l’allocation logement pour l’accession à la propriété n’a rassemblé que deux cents personnes. Certes, les organisateurs étaient présents de même que la CNL (confédération nationale du logement), ainsi que, symboliquement, les présidents de la CCIR et de la chambre des métiers.

Mais au regarde de l’enjeu économique et social que la disparition de cette APL Accession représente, la foule aurait pu être plus importante. Il est vrai que les familles dotées de revenus modestes, nombreuses mais dispersées, qui peuvent prétendre à une aide pour être propriétaires de leur toit, ne se mobilisent pas facilement. Manque d’habitude sans doute.

Cette compatibilité décevante n’efface évidemment pas plusieurs mois de démarches politiques. Encore moins l’appel à la grève lancé hier par les salariés du bâtiment qui craignent pour leur emploi. Car dépits que le pot aux roses est découvert, les ministères et l’Elysée ne comptent plus les parlementaires venus plaider la cause du maintien de cette allocation, sans parler, de l’Assemblée nationale où les questions au gouvernement s’enchaînent, parfois même sont relancées pour obtenir des réponses précises qui ne viennent d’ailleurs pas.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, à savoir l’attirance des gouvernements pour des économies budgétaires faciles, il convient de se souvenir d’une tentative menée en avril 2015, par le gouvernement de Manuel Valls.