mardi 04 août 2020

L’orientation doit trouver sa boussole

La France est le pays où prospèrent les serpents de mer. Comme celait de l’orientation par exemple. Le gouvernement souhaite la réformer pour l’améliorer. Une réforme de plus dans une longue liste de voeux pieux gouvernementaux ?
Éloquents et même impressionnants, les chiffres encouragent pourtant à l’action : 20% des élèves de première année de fac se réorientent chaque année. Et 60% des inscrits en première année sont en situation d’échec. Autant dire qu’en amont de ce désastre pédagogique, il y a du boulot !
Les conseils d’orientation sont à l’évidence, aujourd’hui encore, un maillon faible de l’éducation nationale. Comme le Quotidien le relève dans son dossier, la moyenne est d’un conseiller d’orientation pour 1500 élèves. Et encore, dans cette population de praticiens du conseil trouve-t-on bon nombre de psychologues scolaires dont la compétence est nécessaire mais qui se retrouvent ainsi au four et au moulin.
Au sein de notre rédaction qui accueille de nombreux jeunes de troisième, la classe où l’on décide justement des grands choix de l’orientation, le refrain est souvent le même : le manque d’interlocuteurs pour conseiller.
La faute a des spécialistes de l’orientation peu disponibles et débordés ou à des profs dont ce n’est pas le métier. Pour peu que les parents n’aient pas le temps ni les moyens de se documenter, c’est une grande solitude qui attend l’élève placé soit face à des dilemmes soit face à des incertitudes.