vendredi 30 octobre 2020

Traitement des déchets : Le tribunal administratif rejette le recours en annulation de la CIREST contre la CINOR

Le tribunal administratif a rendu son délibéré dans l’affaire qui oppose Jean-Paul Virapoullé à Gérald Maillot. Le recours en annulation du contrat passé par le Syndicat intercommunal de traitement des déchets du Nord et de l’Est (SYDNE) avec INOVEST pour la gestion des prestations de tri optimisés des déchets ménagers en vue d’un traitement multifilières, a été rejeté ce mardi.

Le président de la Cirest estimait avoir été écarté de la décision d’engager INOVEST et dénonce un manque de transparence.

L’intercommunalité du Nord reproche à Jean-Paul Virapoullé de ne pas avoir restitué le rapport d’analyse des offres présenté lors de la commission d’appel d’offres du le 9 novembre dernier.

Évidemment "satisfait" de la décision rendue par l’instance, le président de la CINOR, également celui du SYDNE, Gérald Maillot, espère maintenant travailler sereinement "sur un sujet sensible et important pour La Réunion". "Nous n’avons pas réagi jusqu’à maintenant afin de laisser la justice faire son travail. L’usager comprendra très vite que tout ce qui a été dit par M.Virapoullé n’est pas compréhensible, sachant qu’il a participé à toutes les commissions", explique le président de l’intercommunalité du nord de l’île.

Un contrat de 242 millions signé, "mais pour un certain tonnage"

Gérald Maillot assure que le contrat de 242 millions d’euros signé avec Inovest "pourrait ne pas atteindre ce montant" car il correspond "à un certain tonnage".

En effet, ce montant ne porte que sur 140 000 tonnes traitées par an pour une durée de 15 ans (soit un total de 2,1 millions tonnes). Mais la mise en place en 2019 du futur équipement multifilières, qui assurera les prestations de tri, du traitement, du stockage, d’enfouissement et de la valorisation des déchets ménagers et assimilés, va permettre une baisse importante de l’enfouissement des volumes des déchets ultimes : 38 700 t/an contre 140 000 t/an, soit une réduction de 70 % la masse des déchets enfouis.

"Avec la mise en place de ce nouvel équipement, moins de déchets seront traités en usine", poursuit Gérald Maillot.

Et quant au possible coût élevé du nouvel équipement multifilières, ce dernier botte en touche : "l’enfouissement coûte beaucoup plus cher". "N’oublions pas que la TGAP déchets (taxe générale sur les activités polluantes, actuellement de 40 euros la tonne pour la Cinor ndlr), va tripler dans les années à venir. Avec la création de cette usine de retraitement, nous paierons moins cher cette taxe. Nous sommes dans l’urgence, car l’enfouissement va arriver en fin de vie en 2021", termine-t-il.

ZINFO 974