dimanche 25 octobre 2020

Une éclipse de Lune partiellement visible demain soir

Les passionnés d’astronomie auront les yeux tournés vers le ciel demain soir entre 19h03 et 19h11 très précisément au moment du lever de Lune. La Réunion n’est pas le point d’observation idéal du phénomène. La zone de visibilité pour l’éclipse totale va de l’Inde à l’ouest de l’Amérique du Nord, en passant par l’Asie, l’Australie et l’océan Pacifique. On pourra ainsi l’admirer depuis la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, « Nous assisterons à la Réunion à une éclipse lunaire pénombrale, la Lune va simplement traverser la pénombre de la Terre », explique le site Actus Météo 974. « Il ne faut donc pas s’attendre à une quelconque occultation de la Lune. Elle sera encore basse au niveau de l’horizon lors du « maximum » de l’éclipse à 19h06. Pas certain que l’on puisse bien profiter localement du spectacle. Les meilleures conditions pour des photos réussies se trouvent en altitude au volcan par exemple d’autant qu’il s’agira également d’une « super Lune » Pour vraiment profiter d’une éclipse lunaire totale sur l’île, il faudra patienter jusque dans la nuit du 27 au 28 juillet prochain. »

Le 1er janvier dernier, la Lune s’était déjà donnée en spectacle dans le ciel de la Réunion. Alors qu’elle évolue habituellement à une distance moyenne de 384 400 km de la Terre, elle s’était rapprochée à 356 564 km. Les astronomes parlent alors de « super Lune ». Demain soir la Lune sera à 359 000 km et semblera 14% plus grosse et 30% plus brillante qu’à l’accoutumée.

Le phénomène de demain soir est exceptionnel dans la mesure où une « super Lune » et « une super Lune bleue de sang » se conjuguent avec une éclipse lunaire. Le dernier rendez-vous céleste similaire s’était produit le 30 décembre 1982 et avait été visible en Europe, en Afrique et dans l’ouest de l’Asie. Pour l’Amérique du Nord, il faut remonter à 152 ans, au 31 mars 1866 et avant cela au 31 mai 1341. "Ce phénomène résulte d’un "alignement rare de ces trois cycles astronomiques", souligne Jason Aufdenberg, professeur adjoint d’astronomie à l’université́ d’aéronautique d’Embry-Riddle, en Floride. « L’expression "Lune bleue" désigne une deuxième pleine Lune en un mois, un phénomène qui survient en moyenne tous les deux ans et demi. L’éclipse interviendra aussi seulement 27 heures après que la Lune aura atteint son point orbital le plus proche de notre planète, appelé le périgée, produisant presque une "super Lune", expliquent les astronomes. "Nous avons beaucoup de super Lunes et d’éclipses lunaires mais ces deux phénomènes ne coïncident pas souvent avec une Lune bleue", précise Jason Aufdenberg.