mercredi 12 août 2020

La rue n’aidera pas la Fonction Publique

Ils étaient 1200, selon les syndicats et presque pareil selon la police, à défiler hier à Saint-Denis pour un " service public de qualité ".
Les profs, les agents des impôts, des collectivités, ceux de la santé coude-à-coude. Soudés face aux réformes annoncées par le gouvernement, le jour de carence, l’augmentation de la CSG, le gel des salaires, la liste n’est pas close, surtout à la Réunion où l’on peut ajouter notamment la prévarication liée à un taux de régularisation très sensiblement inférieur à la moyenne nationale.

Soudés mais peu nombreux. Autant le dire à la place des syndicats, ce fut un flop. Les ordonnances de Macron ont fait mieux, en terme de mobilisation.

On retrouve des résultats en demi-teinte à la lecture des taux de grévistes dans les différents services publics de la Réunion. Hormis les finances où les agents s’organisent depuis longtemps - juillet dernier -, la part des grévistes ne dépasse pas un cinquième des effectifs ailleurs, où l’absence de stratégie crescendo de mobilisation des troupes se paie cash.

Voilà pour les constats. Au-delà de ce que l’on voit, il y a ce que l’on comprend. Le coeur n’y était pas et les forces syndicales avouent leur faiblesse.
Est-ce à dire que la majorité des fonctionnaires s’estime favorisée par rapport aux autres salariés ?

Thierry Durigneux - Le Quotidien / p.3