mercredi 12 août 2020

En prison pour deux tweet, vraiment ?

Au moment où s’ouvrait le procès d’Abdelkader Merah devant la cour d’assises spéciale de Paris, le GIGN interpellait, à son domicile saint-louisien, un individu soupçonné de radicalisation islamiste.
Aucun lien évidemment entre les deux situations mais une sorte d’axe du mal qui va au sud de la Réunion en passant par Marseille où un attentat revendiqué par Daech a causé la mort par arme blanche de deux jeunes femmes.

Aucun lien ... et pourtant. On trouvera évidemment, dans la "haine des mécréants", un point commun essentiel entre ce métropolitain assigné à résidence à Saint-Louis et les frères Mehra dont le cadet, Mohamed, avait tué en mars 2012, trois militaires, un enseignant et trois enfants d’une école juive, au nom du djihad. Ce même djihad qui avait conduit l’homme interpellé hier à oeuvrer au sein d’une filière d’exportation de combattants prêts au sacrifice suprême sur les terres lointaines de Syrie ou d’Irak.

C’est ailleurs cette activité qui avait valu au Saint-Louisien d’être arrêté et condamné en métropole, fiché S et étroitement surveillé à la Réunion depuis sa sortie de prison.

Thierry Durigneux - Le Quotidien / p.3