jeudi 29 octobre 2020

27 755 demandes de logement social en souffrance

Le président national de la CNL (Confédération nationale du logement) Eddie Jacquemart est en visite jusqu’à dimanche dans notre département. Après avoir rencontré le préfet hier après-midi, il est parti à la rencontre de la SIDR, premier bailleur social de l’île avec 36% du parc locatif. L’occasion de dresser un état des lieux du secteur. Selon les dernières données de l’Armos, fin 2016, La Réunion comptait quelque 27 755 demandes de logement social en souffrance avec un délai d’attente de 9 mois en moyenne. Ce sont les territoires de la Cinor et du TCO qui enregistrent les listes d’attente les plus longues (8000 demandes environ). Parmi les dossiers, un tiers sont des locataires qui résident déjà dans un logement social et qui demandent à changer d’appartement.

œJe constate une concentration des difficultés à la Réunion. Il y a un vrai effort de construction à faire. Mais le département compte aussi énormément de logements vétustes, indécents ou insalubres. On recense entre 25 000 et 28 000 logements insalubres : 80 000 personnes sont concernées. C’est une situation dramatique pour les locataires ’, explique Eddie Jacquemart.

œNous venons de vivre un été noir pour le logement en métropole avec les annonces du gouvernement qui veut couper les crédits alloués à la politique de la ville : on ne pourra pas reconstruire de logements sociaux pour les plus précaires. A cela s’ajoute un détricotage de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain). Il est anormal que les maires réunionnais choisissent de payer les amendes plutôt de construire. Je pense aussi que le système de financement des logements sociaux en Outre-mer, actuellement dérogatoire, doit s’aligner avec ce qui se fait en métropole avec un financement sur dotation. ’

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