dimanche 09 août 2020

Fantaisies militaires

"Engagez-vous qu’ils disaient ! vous verrez du pays". Les guerriers de l’Opération Sentinelle, eux, arpentent les trottoirs de nos cités, décrivent des trajectoires redondantes dans les gares et les aéroports, traînent leur barda par tous les temps ! et nonobstant le terme de "sentinelle", qui en parler populaire n’est pas franchement héroïque, nos soldats servent de cible à tous les "déséquilibrés" entre autres "islamistes" de France et de Navarre.

Ce n’est pas un effet de style.

La litanie qui suit n’est en rien sympathique qui témoigne d’un phénomène durable.

- En mars 2012, Mohamed Merah attaque et tue trois militaires, à Toulouse et Montauban, avant de massacrer un professeur et trois enfants à l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse.

- En mai 2013, un militaire est poignardé à La Défense.

- En février 2015, trois autres en faction devant un centre communautaire juif à Nice sont attaqués au couteau.

- En juillet 2015, trois terroristes soupçonnés de vouloir s’en prendre à un officier supérieur sont interpellés dans le Sud de la France.

- Octobre 2015, un individu qui préparait un attentat contre la base militaire de Toulon est arrêté.

- En novembre 2015, trois militaires en civil ont essuyé des coups de feu dans le quartier Soupetard, à Toulouse. L’agresseur portait un niqab.

- En janvier 2016, quatre militaires de garde devant la mosquée de Valence subissent une attaque à la voiture bélier.

- Juillet 2016, même procédé contre des militaires en civil à Amiens.

- Le trois février 2017, un soldat est attaqué à la machette au Carroussel du Louvre à Orly.

- Le 18 mars 2017, Ziyed Ben Belgacem attaque une patrouille de l’opération Sentinelle à Orly Sud et réussit à arracher le pistolet-mitrailleur d’une militaire avant d’être abattu.

- Le 20 avril 2017, Karim Cheurfi mitraille une patrouille de police sur les Champs Elysées, faisant un mort et deux blessés graves chez les forces de l’ordre, avant d’être lui-même éliminé.

- Mercredi 9 août 2017, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), Hamou Benlatreche lance sa voiture contre un groupe de militaires de l’opération Sentinelle, faisant six blessés, dont trois graves ! À suivre.

De Vigipirate multicolore à Sentinelle, nos dirigeants ont joué les matamores à des fins psychologiques, exposants nos militaires sans rassurer grand monde. Dans ce genre de guerre qui ne dit pas son nom, et sur le territoire national qui plus est, les armées régulières sont inefficaces, surtout quand on contraint les militaires à jouer un rôle de plantons, ou de sentinelles aux patrouilles répétitives.

La politique se refuse à imaginer les soldats agir réellement, tout au plus ont-ils le droit de se défendre en respectant les règles de la légitime défense, avec réponse graduée et autorisation d’engagement s’ils ne sont pas directement concernés. Autant dire qu’ils n’ont pas la partie belle et qu’en cas d’agression, ils ne peuvent guère que compter sur la maladresse de ceux qui veulent les tuer.

Nos militaires s’épuisent à tourner en rond dans nos villes pour compenser de façon ostentatoire l’incompétence et l’incapacité des politiques en matière de Défense. D’ailleurs, comment pourrait-on, agir efficacement contre ces agressions, quand on finance le laboratoire du terrorisme installé dans les territoires soumis à la dictature du Fatah (membre de l’Internationale socialiste) de Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, assassin lui-même.

Le dictateur palestinien, aussi corrompu et voleur que l’était son prédécesseur, l’égyptien Arafat, est impliqué dans les attentats des J.O de Munich en 1972 et encore dans le massacre de Maalot en mai 1994 qui a commencé par la famille Cohen, le père, la mère enceinte de 7 mois, et leur fils aîné âgé de 3 ans, sans oublier 22 élèves d’une école voisine ! La France finance allègrement ces braves gens-là, qui s’entraînent sur les Israéliens, salaires et primes à la clé, avant d’exporter leurs innovations mortifères : attaques au couteau, à la voiture bélier, femmes et enfants kamikazes, commandos munis d’armes de guerre automatiques ! Pas de quoi pas empêcher notre grand président de recevoir, et d’embrasser ce même Abbas, à Paris, en louant ses qualités d’homme de paix : "Je sais votre engagement constant en faveur de la non-violence !" De quoi donner un bon coup de blues à nos "sentinelles".

Jérôme Talpin - Le Journal de l’île / p.3