dimanche 25 octobre 2020

On enterre la hache de guerre ?

Les relations orageuses entre l’Etat et la Région seraient-elles en train de connaître un nouveau tournant ?
Plusieurs indices le laissent penser. La décision du nouveau préfet d’ouvrir une procédure dite "d’intérêt général" (PIG) sur la carrière de Bois Blanc en est incontestablement un. Celle-ci va permettre à la Région de passer outre les oppositions locales pour faire avancer le projet, indispensable au chantier de la nouvelle route du littoral.

Cette mesure forte, prise en plein coeur des vacances, un mois à peine après sa nomination marque une volonté du préfet de relancer les relations avec la Pyramide inversée. Des relations au point mort depuis cinq. Tout au long du dernier quinquennat, c’est la logique de l’affrontement droite-gauche, qui a prévalu, Didier Robert faisant de l’Etat son principal punching-ball, Paris s’employant à à ne laisser aucune marge de manoeuvre à son turbulent adversaire.

Les innombrables passes d’armes entre le locataire de la Pyramide inversée et les ministres des outre mers successifs donnent la mesure de cette mésentente.
Elles furent mauvaises abbé Victorin Lurel, inexistantes avec Georges Pau-Langevin, désastreuses avec Ericka Bareigts, le contexte électoral n’arrangeant en rien. Bien qu’en phase sur de nombreux dossiers, l’Etat et Région n’ont jamais réussi à se parler. Et la plupart des projets de coopération (Gerri, continuité territoriale...) ont volé en éclats au cours des cinq dernières années.

Guillaume Kempf - Le Quotidien / p.3