mardi 04 août 2020

Bois-Blanc : mensonges, menaces et gesticulations

Nous annoncions hier matin, sur Clicanoo, la signature par le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, de la validation du projet d’ouverture et d’exploitation de la carrière de Bois-Blanc, à Saint-Leu, par sa qualification Projet d’Intérêt Général (PIG).
Une bonne nouvelle pour La Réunion qui peut espérer voir le chantier de la NRL s’achever dans un délai raisonnable et le respect global de l’enveloppe financière prévue par le maître d’œuvre, la Région Réunion…

Un casus belli pour le maire démissionnaire de Saint-Leu, Thierry Robert, qui a fait de son opposition à la carrière de Bois-Blanc, l’alpha et l’oméga de son activité politique, quitte à mentir comme un arracheur de dents, désinformer, menacer les préfets successifs de venir camper dans les jardins de la "Préf"…
Car, au fond, ce n’est point tant l’Environnement qui motive le futur ex-maire de Saint-Leu, supérieur hiérarchique auto-proclamé des préfets, qui se voyait ministre d’Emmanuel Macron, que la volonté - déniée - de ralentir et renchérir le coût du chantier pour décrédibiliser son initiateur, Didier Robert.
Sans quoi, pourquoi prétendre lutter pour préserver la qualité environnementale de terrains que le Plan Local d’Urbanisme - qui dépend du maire - affectait tant à l’extraction de matériaux qu’au traitement des déchets ?

Pourquoi mentir sans vergogne aux riverains, en affirmant qu’ils risquaient d’y laisser leurs poumons en contractant la silicose par l’inhalation de particules fines de poussières de silice cristalline, quand sur Bois-Blanc, il n’y a pas de quartz, pas de cristobalite et pas de tridymite non plus, les minéraux qui pourraient contenir la silice cristalline. Il n’est pas très responsable de faire peur à la population pour satisfaire des ambitions politiciennes.
Par ailleurs, entendre l’élu Thierry Robert, poser au garant de "l’intérêt général" et du "respect des règles élémentaires de procédures", vaut son pesant de cacahuètes quand on sait comment le promoteur Thierry Robert s’est assis sur ces mêmes règles et procédures, au mieux de ses intérêts, et aux dépens de ses clients, qui l’ont poussé en justice et même obtenu de voir saisies ses indemnités de député.

Enfin, non content d’user des recours légaux, Thierry Robert annonce qu’il va instrumentaliser la population, voire les associations, pour organiser des manifestations y compris devant la préfecture.
Le nouveau préfet aura donc peut-être l’honneur et l’avantage d’avoir à gérer les nouvelles gesticulations d’un manifestant à écharpe tricolore. Ses précédentes interventions sont restées dans les annales du théâtre bouffe, Thierry Robert se faisant expulser manu militari des jardins, avant d’y reparaître une minerve autour du cou. Moins drôle, c’est devant la "préf", encore, que les nervis de Thierry Robert ont frappé deux journalistes, du JIR et du Quotidien, histoire de leur prouver leur attachement à la liberté d’expression.

Et c’est derrière les grilles de ces mêmes jardins, que Thierry Robert a battu le record de la grève de la faim la plus courte de l’histoire, prenant le risque de décaler son dîner pour mieux défendre Bois-Blanc…
La suite au prochain épisode…

Philippe Leclaire - Le Journal de l’île / p.3