jeudi 13 août 2020

Les dérapages incontrôlés des contrôles

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Et l’Europe ne manque pas de volonté de faire le bonheur des peuples, réglementant la vie des Européens dans leurs moindres détails.

La sécurité routière ne fait pas exception à la règle.
Le 3 avril 2014 une directive du Parlement et du Conseil de l’Europe s’est emparée de ce délicat sujet par le biais du contrôle technique des véhicules.
C’est ce texte qui prévoyait que les deux roues motorisés, jusqu’ici exemptés d’une telle obligation, y soient soumis à l’occasion de la revente de la moto ou du scooter. Ce devait perte le cas à partir d’octobre prochain.
Finalement, les motards auront un répit de quelques mois ou quelques années.
Cette mesure n’est pas abandonnée, mais elle est repoussée, au maximum au 1er janvier 2022.

Pas de répit prévu en revanche pour les automobilistes. Depuis 1992 il leur faut se soumettre à ce contrôle technique, tous les deux ans pour les voitures de plus de quatre ans actuellement.
Un contrôle qui s’est régulièrement durci, enrichi serait-on tenté de dire sans mauvais jeu de mots. Et ce n’est pas fini.

Au 1er janvier prochain pour satisfaire à cette fameuse directive européenne, la liste des défauts entraînant une obligation de contre-visite va passer de 196 à 346. Bigre ! Même les appuie-tête devront désormais être vérifiés ...
Surtout pour les 126 "défaillances critiques" listées par les experts européens, la validité sur le pare-brise sera limitée à ... une journée.

Hervé Chossat -Le Quotidien / p.3