mercredi 12 août 2020

Une moralisation à marche variable

Pas facile de passer des paroles aux actes. Même si les projets de loi sur la moralisation de la vie publique sont examinés à la marche forcée en commission, la bonne vieille politique anesthésie parfois les plus réformateurs. Ce qui sortira des débats et des votes pourra, dans certains cas, s’avérer assez éloigné des engagements de campagne d’Emmanuel Macron.
Ainsi la suppression de la fameuse indemnité de représentation des députés. Cette véritable "machine à fantasmes" devait être complètement démontée.
C’est du moins ce que l’on avait compris avant et après les élections présidentielles.

Jusqu’alors,les députés percevaient, au titre de cette indemnité permettant de se payer des costumes et tailleurs, d’inviter au restaurant et bien d’autres choses encore, une somme mensuelle de 5373 euros. Cette indemnité s’ajoutait à la rémunération des parlementaires ainsi qu’à l’enveloppe qui leur est allouée pour payer leurs collaborateurs. Quel était le problème ? L’absence de contrôle sur l’utilisation de cette indemnité qui apparaissait ainsi comme un doublement de la "paye" de l’élu.

Pas bon pour la transparence tout ça même si depuis 2015, une liste des dépenses autorisées (et interdites) a été confiée aux bons soins des intéressé qui devraient certifier sur l’honneur du bon usage de leur indemnité ...

Thierry Durigneux - Le Quotidien / p.3