samedi 08 août 2020

Conflit planteurs/Tereos : malgré les espoirs, toujours pas de solution ce jeudi soir

Cette journée de jeudi s’annonçait décisive : pourtant, aucun accord n’a été signé ce jeudi entre Tereos et les syndicats. De nouvelles négociations, impulsées par l’Etat depuis ce matin, ont encore une fois échoué ce soir. Les planteurs camperont donc à nouveau devant la préfecture cette nuit.

Ce n’est encore pas ce jeudi soir que le conflit entre industriels et planteurs de canne trouvera une issue.

Malgré une reprise des négociations, à la demande de l’Etat, ce jeudi matin, ce soir, les avancées ne permettaient toujours pas de conclure un accord, selon les planteurs.

Bruno Robert, président des Jeunes Agriculteurs, avait pourtant bon espoir ce matin : "Quand on a vu que Tereos a voulu reprendre la négociation malgré les blocages de ses sites, on pensait qu’il allait enfin faire le dernier pas pour que les planteurs trouvent un accord", dit-il ce soir. Il n’en est rien.

Ce jeudi, les syndicats en négociation ont pu obtenir jusqu’à 2,50 euros auxquels il faudrait ajouter le bonus richesse. De façon unanime, les syndicats considèrent que leur objectif (6 euros) n’est pas atteint.

Malgré tout, les planteurs, même s’ils se disent moralement et nerveusement fatigués, ont prévu de faire un état des lieux de la situation, avant de reprendre les négociations demain vendredi.

"On a été 9 jours mobilisés, c’est du jamais vu dans la filière canne, l’action va changer", souffle Bruno Robert, qui ajoute quand même avoir un peu peur de la suite si le mouvement se durcit la semaine prochaine avec l’arrivée des transporteurs dans le mouvement, évoquant "une situation délicate avant la campagne".

Un durcissement du conflit est prévu à partir de la semaine prochaine, notamment avec le soutien des transporteurs qui ont annoncé passer à l’action si aucune solution n’était trouvée avant vendredi. La CGTR a d’ailleurs déclaré vouloir y participer.

Pour rappel, le Barachois est bloqué depuis ce matin, au niveau de la préfecture.