lundi 28 septembre 2020

Ericka Bareigts veut une victoire écrasante

A quelques jours du second tour, les soutiens et ralliements d’Ericka Bareigts se positionnent derrière elle. L’objectif : l’aider à distancer encore plus son concurrent dans les urnes.

Avec plus de 12 000 voix recueillies au premier tour, soit le double de son concurrent, Jean-Jacques Morel, Ericka Bareigts part favorite de cette course sur la première circonscription. Pour autant, la députée sortante ne compte pas rester sur ses acquis et souhaite se propulser encore plus loin pour, dit-elle, "amplifier la voix de Saint-Denis". "Plus je serai forte, plus nous aurons de chance d’atteindre nos objectifs", explique-t-elle.

Tout son programme s’articule autour de la famille, depuis l’éducation des enfants confrontés à l’illettrisme à l’école jusqu’au niveau de vie des gramounes, particulièrement bas dans le département.

"Pour cette raison, nous devons être dans une majorité libre de construction, et non dans une opposition qui ne cherchera qu’à freiner les projets", dit-elle. Pour atteindre ses objectifs, l’ex-ministre de l’outre-mer a su rallier à sa cause plusieurs candidats déçus du premier tour. Pour elle, il ne s’agit ni de plate-forme, ni de coalition, mais d’hommes et de femmes aux couleurs politiques différentes "qui travaillent dans la diversité et la co-production".

Jean-Pierre Marchau explique ainsi soutenir la candidate parce qu’elle a déjà "accompli différentes tâches avec beaucoup de dignité" et "parce qu’elle a fait honneur à la Réunion" au niveau national. Issu de la société civile, Frédéric Foucque confie pour sa part se retrouver dans la composition du Gouvernement Macron, ouverte à une droite juppéiste. "Comme le président, Ericka Bareigts va au-delà du clivage Gauche-Droite et en dépit de nos divergences d’opinions nous nous retrouvons sur de nombreuses idées", dit-il.

Pour le centriste Jean Poleya, la raison pour laquelle les Dionysiens doivent accorder leur confiance à l’ancienne ministre, est qu’elle ne travaille "que dans l’intérêt des Réunionnais". "A l’inverse de Jean-Jacques Morel, ajoute-il, qui se pavane alors qu’il ne connaît ni la misère, ni la réalité du terrain".

Isma Belkessam s’est dit aussi "touchée" et "honorée" d’avoir été contactée par Ericka Bareigts, en dépit de ses 200 petites voix. "J’ai vu de la lumière dans ses yeux", souffle-t-elle.

Jean-Roland Ango estime "être dans la continuité" en se plaçant aux côtés de la candidate pour ce second tour. "Au-delà de nos divergences politiques, nous devons arriver à faire passer le message des citoyens", dit-il.

Le suppléant de Karine Nabénésa, Jean-Claude Sautron, avoue avoir accepté sans hésiter de suivre Ericka Bareigts après la défaite de sa candidate, car "elle est une femme compétente qui sait taper les poings sur la table" quand c’est nécessaire. Un avis partagé par Jean-Claude Panechou, qui estime que "l’urgence sociale doit être prise en compte" dans le nouveau mandat. Tous regrettent le fort taux d’absentéisme du premier tour et appellent les électeurs à voter en masse pour la députée sortante dimanche.

Le Journal de l’île / p.13