mercredi 05 août 2020

Souplesse requise pour la crise requin

Le grand vent frais du renouvellement n’a pas soufflé sur La Réunion.
Une fois de plus, notre terre s’inscrit en marge, et même à rebours, des grandes tendances nationales.
Le grand changement de casting politique à l’oeuvre sur le plan national, a dû ne faire que survoler notre île. Les candidats estampillés REM n’ayant pas passé le 1er Tour, sur les cinq députés sortants qui se représentaient - dont trois PS -, deux sont en position très favorable pour l’emporter au second tour (Huguette Bello, Ericka Bareigts) et deux autres ont de bonnes chances de retrouver leur siège au Palais-Bourbon (Monique Orphé, Thierry Robert).
En ajoutant à ce premier groupe, investi par En Marche ! ou marron-compatible, les candidats de la droite qui peuvent être élus dimanche prochain
(Nathalie Bassire, Daniel Gonthier, David Lorion), c’est plutôt l’expérience des scrutins et des mandats qui domine et qui convainc.
On cherchait en vain des têtes nouvelles et encore plus difficilement des CV allégés en politique. Les novices dont bon nombre vont garnir les bancs de l’Assemblée n’ont pas résisté au savoir-faire des "vieux" routiers de la politique.
Le 1er Tour des élections législatives laisse en effet entrevoir une Chambre forte de 400 à 440 députés En Marche ! Sur les 577 que compte l’Assemblée Nationale, cette majorité aura de quoi voir venir, et le gouvernement qui s’appuiera sur elle, bien plus encore.

Thierry Durigneux - Le Quotidien / p.3