jeudi 13 août 2020

Tri des seringues usagées : un enjeu de santé publique

Actuellement, 70% des seringues d’insuline utilisées à domicile sont récupérées. On peut faire encore mieux.

Chaque jour, des centaines de Réunionnais traitent eux-mêmes leur diabète, à domicile, au moyen d’auto-injections. Mais comment trier ces milliers de seringues d’insuline usagées ? C’est la mission de l’éco-organisme Dastri, dont la directrice Laurence Bouret, est actuellement en tournée dans les régions de France. Le dispositif, lancé il y a quatre ans, est financé par les industriels. Les pharmacies sont chargées de fournir gratuitement des boîtes de tri aux patients. Aujourd’hui, 70% des piquants, coupants et tranchants médicaux distribués sont triés. "Un constat très positif", selon Laurence Bouret, qui souhaite quand même améliorer le système : "Il faut que tous les acteurs se sentent responsables : le patient, le pharmacien, les autorités qui fixent le cadre réglementaire". À l’échelle locale, c’est le Syndicat de l’importation et du commerce de La Réunion (SICR) qui assure la collecte. Plus de vingt pathologies sont à l’origine de l’utilisation des auto-tests. "C’est surtout le diabète qui est concerné, puisque 90% des déchets collectés sont liés à ce traitement", souligne Laurence Douret. Pas seulement des seringues, mais aussi des piles et cartes électroniques incluses dans les instruments de mesures.

Durant leur visite, la directrice et la responsable de communication Marine Feniou vont amorcer la prise en charge de ces nouveaux déchets. Avant de se rendre à Mayotte, où seulement 20 % des Dasri distribués y sont collectés.

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