mercredi 12 août 2020

Benoît Hamon joue les Cassandre

Le prétendant socialiste officiel à la présidentielle, Benoit Hamon, a appelé hier l’électorat à s’inquiéter de ce que feraient les "candidats malhonnêtes, intellectuellement, ou dans leur rapport à l’argent", avec les pouvoirs importants que confère la Ve République. Comprendre que lui n’est pas de ces gens-là…
Dans le cadre d’une tournée Ouest/Sud-Ouest de la dernière chance, Hamon a fait se lever l’ombre du doute sur son public : "Il faut s’interroger sur ces candidats malhonnêtes, intellectuellement, ou dans leur rapport à l’argent, ce qu’ils vont devenir avec le pouvoir que donne la Ve République au président de la République. Le 7 mai on n’élit pas juste le meilleur candidat de la campagne, en se disant "Ah celui-là, il a fait une sacrément bonne campagne, je vais voter pour lui" (…) Attention ! Il va être président avec 2-3 petits pouvoirs. Donc il faut quand même se poser la question de quel président on veut…"Le candidat aux champs a participé à un déjeuner en compagnie de quelque 200 personnes, après avoir visité une exploitation de fruits et légumes en phase de conversion au bio. Il a dit "enraciner" sa campagne dans la réalité de terrain, voire "corriger un peu de ses réponses politiques", "à partir du dialogue avec les Français, pas juste avec des foules".
Car souligne-t-il, "les foules ne disent rien, elles applaudissent seulement. C’est génial, ça fait du bien à celui qui parle. On ne fait pas une campagne juste pour se faire un "shoot" d’adrénaline et d’applaudissements", a-t-il glissé, en apparente référence à l’écho du dernier grand meeting de Jean-Luc Mélenchon.

Le Journal de l’île / p.9