mardi 27 octobre 2020

Réunion au sommet pour les espèces endémiques

La réunion sur le sort des espèces endémiques de l’île d’hier, au Tampon, était l’occasion de remettre en lumière les problématiques principales de la biodiversité locale. Deux axes ont été développés, la pollution lumineuse et la re-implantation de nos végétaux endémiques.
Il y avait du beau monde hier au Tampon pour s’informer et réfléchir sur l’état des espèces endémiques de la Réunion. Pas moins de sept maires étaient présents ou représentés, en compagnie entre autres des directeurs du parc national, de l’IRT, de l’ONF et de la Seor, sous le regard d’un membre de la Deal, représentant l’Etat.
Une partie de la réflexion concernait les plantes endémiques de la Réunion et leur re-implantation. D’après Stéphanie Dafreville, du parc national de la Réunion, « 70% des habitats indigènes ont été détruits ». A peu près toute la frange littorale est concernée, que ce soit par le braconnage ou l’introduction d’espèces envahissantes.
On recense aujourd’hui une centaine de plantes problématiques. En particulier les lianes invasives, qui peuvent aller jusqu’à recouvrir tout le versant d’une falaise. Si la problématique n’est pas nouvelle, il s’avère que les actions entreprises par le passé ne se sont pas toujours révélées très efficaces. « Lorsque l’on enlevait une plante néfaste, nous n’avons pas pensé à comment la remplacer », analyse François Payet, membre de l’association des amis des plantes et de la nature.
Le message est clair, il faut agir pour protéger nos espèces endémiques. Toujours d’après François Payet, 300 d’entre elles seraient en danger d’extinction, dont 91 en danger critique.

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