mardi 20 octobre 2020

Caroupaye, le révolutionnaire à la retraite

Le voilà ressorti du formol. Après quatre années passées à régler ses transactions immobilières, ses démêlés avec la justice, ses redressements fiscaux, ses petits arrangements consulaires et le partage du gâteau de la Nouvelle route du littoral. Jean-Bernard Croupade est réapparu lundi sur le devant de la scène dans ce registre qu’il affectionne tant.
Celui où il fait défiler les camions et les embouteillages devant la préfecture. Sacré Jean-Bernard ! Il nous avait presque manqué.
Mais ne vous fiez pas à ces éternelles Ray Ban et à son gilet jaune, le Caroupaye de 2017 n’a plus rien à voir avec celui des grèves de 2011,2012 et 2013, celles où il réclamait une baisse du prix de l’essence et le droit de ne plus payer ses cotisations sociales.
Le Caroupaye de 2017 a pris du grade. De Che Guevara des petits transporteurs, il est devenu le caporal-chef des pousseurs de brouettes.
En décembre 2015, il était un des premiers à étreindre Didier Robert le soir de sa réélection. Aujourd’hui il peigne sur la répartition des juteux contrats de transports de galets de la NRL. Un vrai chef de guerre donc, avec qui il vaut mieux ne pas se fâcher. Il l’a prouvé lundi en réunissant une cinquantaine de camions sur le Barachois.

Guillaume Kempf - Le Quotidien / p.3